Hubert Duprat
Hubert Duprat (né en 1957) est un artiste contemporain français. Il vit et travaille dans le sud de la France.
Hubert Duprat s’est fait connaître à partir des années quatre-vingt avec les larves aquatiques de Trichoptères – les phryganes, mouches papillonnacées, bien connues des pecheurs – lesquelles ont la particularité de se confectionner un étui avec des petits cailloux et des brindilles fixés par une soie qu’elles sécrètent. En substituant ce qui leur sert habituellement à la confection de leur cocon et altérant leur environnement en y plaçant des paillettes d’or, des opales, des turquoises, des perles de toutes sortes, l’artiste avait opéré un glissement qui transformait l’insecte en joaillier afin de reproduire un nouvel étui avec les seuls matériaux dont il disposait. La larve fabrique ainsi son cocon avec les matériaux mis à sa disposition par l’artiste.
Les oeuvres de Hubert Duprat déroutent du fait de l’utilisation très singulière des matériaux qu’il expérimente mais aussi car il ne nous ai jamais donné de les appréhender sous un seul angle que ce soit visuellement ou conceptuellement - aux confins du connaissable et de l’admissible. Ce rapport mystique est accru par la grande technicité et la plasticité de ces réalisations dont Hubert Duprat délègue la fabrication. Ainsi, ses oeuvres acquièrent quelque chose de prodigieux et d’insaisissable qui pourrait évoquer les cabinets de curiosités si elles n’étaient pas tant ancrées dans une pratique créative contemporaine et une recherche conceptuelle des plus riches (la spécularité, la série, la répétition et la reconstitution). L’exposition offre donc au coeur de l’île de Vassivière un ensemble merveilleux, montrant la richesse d’une création artistique qui n’a jamais fait abstraction de ses utopies.
L’oeuvre de Hubert Duprat est largement présente dans les collections publiques françaises et a été montrée à la Fondation Cartier à Paris en 1998, la même année au PS1 à New York ainsi qu’au Mamco à Genève en 1999, en 2009 au Centre d’art co temporain de Vassivière, en 2011 au Norwich Museum of Art (Angleterre) et à la Royal Society of London.


