Information quantique
31 Aug – 24 Sep. 2017

Si le travail de l’artiste français Maxime Bondu (n.1985) se situe fréquemment dans le voisinage de la réplique, le terrain qu’il lui attribue produit des formes inattendues relevant de la réinvention empirique ou d’une tautologie à contre-emploi. Véritables « études de cas » comme les qualifie Daniel Kurjakovic dans la monographie qu’il vient de consacrer à l’artiste, ses œuvres génèrent des interrogations essentielles sur l’abondance de l’information dans nos sociétés.


Pour sa seconde exposition personnelle à la galerie Jérôme Poggi, Maxime Bondu se met en quête du légendaire physicien italien Ettore Majorana, mystérieusement disparu en 1938 entre Naples et Palerme. Inspiré par des notions de mécanique quantique, il présentera une série de nouvelles œuvres où se côtoient maquettes de navires marchands, masques, cartes géographiques, anagrammes et paquets de cigarettes.


À cette occasion, l’artiste a proposé à Étienne Klein, physicien et auteur d’une biographie de référence sur Ettore Majorana, En cherchant Majorana (Collection Folio, Gallimard), de collaborer à la réalisation d’une œuvre et à l’écriture d’un texte.


Lauréat du prix Picker 2016, Maxime Bondu vient de publier un nouvel ouvrage lié à l’exposition au Palais de Tokyo dont il avait été co-curateur. Intitulé The Galápagos Principle et présenté récemment au Centre Culturel suisse à Paris, il réunit des contributions de Gaël Grivet, Bénédicte le Pimpec, Émile Ouroumov, Laurent Montaron, Marc Bembekoff, Julien Fronsacq, Arnaud de Paillères, parmi d’autres.