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Troy Makaza

Né en 1994, à Harare, au Zimbabwe où il vit et travaille.

S’étant consacré à la peinture durant ses études, mais toujours intéressé par la forme et la texture, Troy Makaza a choisi de se tourner vers un médium hybride alliant ses différentes aspirations plastiques et picturales : le silicone, une matière qui peut être coulée, peinte, mais aussi tissée et attachée. Au cours des six dernières années, les œuvres de Makaza se sont progressivement imposées comme un moyen pour lui de s’exprimer, à la fois viscéralement et philosophiquement, sur les enjeux qui l’interpellent en tant que jeune Zimbabwéen préoccupé par la vie politique de son pays et l’impact de celle-ci sur le quotidien des citoyens, mais aussi en tant que millénaire engagé dans une société mondialisée.

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Résonnant avec des méthodes traditionnelles comme le tissage et la tapisserie, tout en restant résolument contemporaines, les œuvres de Makaza reflètent clairement ce que peut être le contemporain africain et spécifiquement zimbabwéen – un paradigme international et local. Le travail de Troy Makaza bénéficie déjà d’une reconnaissance institutionnelle internationale, il a notamment remporté le prix Tomorrows/Today à l’Investec Cape Town Art Fair en 2019, et a participé à plusieurs expositions institutionnelles telles que Five Bhob au Zeitz MoCAA au Cap (ZAF) et Welcome Home au Musée d’art contemporain africain Al Maaden à Marrakech (MAR).

Informations pratiques

Gallery Contact

Agathe Schneider
a.schneider@galeriepoggi.com

Oeuvres

Focus

Les nouvelles œuvres de Makaza issues de la série « Big Man Syndrome » et montrées à Art Basel Miami Beach en 2021 portent sur les effets néfastes de l’hyper-individualisme et du machisme, amplifiés par les médias sociaux, sur le progrès social, ainsi que sur l’héritage du colonialisme culturel au Zimbabwe.

La pratique de Makaza consiste à faire coexister des contradictions et à établir des liens entre des phénomènes historiques et sociaux qui, à première vue, ne semblent pas avoir de liens directs. Les matériaux et la réalisation de ses œuvres incarnent particulièrement ce propos : le silicone industriel infusé de pigments, tissé, coloré, moulé et façonné est un matériau rude, attribué à un usage commun industriel plutôt masculin. En même temps, la forme de l’œuvre est fluide, malléable, tactile et invite au contact intime d’une manière qui fait écho aux pratiques traditionnellement féminines du tissage, de la tapisserie et même de la céramique. Cette dynamique constitue une véritable liberté d’expression dans la politique sociale et de genre du Zimbabwe contemporain, ainsi qu’un défi à accepter pour l’ancienne génération, non seulement du point de vue du patriarcat, mais aussi en tant que critique de la matrice du patriarcat traditionnel, de la domination religieuse et sociale coloniale dans le creuset du Zimbabwe post-indépendance, où les tensions entre révolutionnaires et colons restent intenses.

Quel que soit le message des oeuvres de la série « Big Man Syndrome », la volonté de Makaza est empreinte de jeu et de légèreté. Il puise largement mais subtilement dans la culture visuelle populaire, le symbolisme traditionnel dee son pays et l’histoire de l’art pour créer des agglomérations synthétiques, où les couleurs et les formes deviennent les acteurs principaux des œuvres, donnant au public son propre espace pour s’engager dans l’œuvre d’une manière qui n’est ni imposée, ni restreinte.

Expositions à la Galerie

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Ecce Homo, Group Show

Group Show

02 Jul. – 13 Aug. 2022

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